[Sciences/Junk Sciences] Contre-lettre au billet d’Adrien Senecat « Les évidences relatives de la tribune de No Fake Science sur l’information scientifique” (Le Monde – 07/26/2019)

Avertissement :L’article suivant est un article d’opinion servant à une contre-réponse à un article publie en tant que “article d’opinion” par un journaliste du quotidien “Le Monde”. Je suis scientifique français immigre aux États-Unis, enseignant-chercheur en pharmacologie et neurosciences. Pardonnez d’avance certaines coquilles et l’usage abusif de termes anglo-saxons en lieu et place de termes francises.

Il est rare que je prenne ma plume pour écrire un article sur mon blog en Français, ceci pour plusieurs raisons. Le fait de vivre aux États-Unis depuis 10 ans, d’avoir un contenu principalement international et puis surtout discuter d’un contenu scientifique. Cependant, un article (ou plutôt un billet d’opinion) signe par Adrien Senecat  publie dans le quotidien « Le Monde » (https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/26/les-evidences-relatives-de-la-tribune-de-no-fake-science-sur-l-information-scientifique_5493749_4355770.html) et partage sur le réseau social a servi d’une discussion vive entre moi et un ancien camarade de fac (pour la petite histoire, on a été ensemble sur les bancs de la Fac de Médecine il y a 20 ans. Il a réussi le concours de P1 et devenu médecin, j’ai raté mon concours de P1 et je suis devenu enseignant-chercheur aux États-Unis. Comme quoi il y a une vie après la P1).
Cette pièce d’opinion m’a surpris, et en même temps m’a donné du grain à moudre durant mon weekend. Pourquoi je reste sceptique et même absolument pas impressionne par cet article ? Je suis sceptique par les arguments avancés par l’auteur, par les qualifications du journaliste et en même temps exprimer ma lassitude de voir les sciences maltraites et caricatures par le journaliste de base. Venant d’un quotidien comme le Monde, je m’attends à une qualité journalistique digne d’un journalisme d’investigation, non de titres racoleurs et d’un nivèlement journalistique par le bas.

Mais allons au cœur du sujet et vidons le cahier de doléances envers cette pièce.

1. L’auteur en question :

Qui est l’auteur de cet article d’opinion e et quels sont les mérites qui lui donnent une qualification pour discuter d’un sujet pointu qu’est la science ?
Adrien Senecat (selon son profile LinkedIn) a un diplôme de journalisme de l’EFAP Lyon. Après un rapide passade dans l’hebdomadaire “Le Pays Roannais” et sur la radio “RCF Lyon Fourvière”, il s’est spécialisé dans le journalise “high-tech/web” pour L’Express d’Octobre 2011 à Avril 2015. Il quitta l’express pour Buzzfeed pour une période d’un an, avant d’obtenir son poste de journaliste d’Avril 2016 jusqu’à maintenant dans l’équipe “Les Décodeurs”, avec comme intitule “factchecking”. En conclusion, on peut supposer que l’éducation scientifique se limite à l’enseignement du lycée. Considérant que les personnes entrant une carrière de journalisme le font majoritairement à partir de filières générales débouchant vers un Bac L ou ES, on peut vraisemblablement considère que son éducation scientifique est au mieux anémique et absolument pas préparé pour ce sujet et encore moins donner le niveau requis pour un « factchecking » scientifique.

Je précise ici que c’est mon premier article lu écrit par Mr. Senecat. Donc, je suis à ce niveau « blind » et seulement lu avec mon propre niveau. Je ne peux juger de sa qualité sur ces autres « factchecking » et de ce fait ma contre-lettre s’applique qu’à ce billet écrit pour le quotidien.

2. Qu’est-ce la méthode scientifique et pourquoi elle est importante quand on parle de « Fake Science » ?

La méthode scientifique est à base de toute les sciences dure moderne et s’appuie sur l’expérimentation scientifique de Claude Bernard, un physiologiste Français du 19emesiècle. La pierre angulaire de la méthode scientifique est le scepticisme.
Toute nouvelle étude est passe au peigne fin, pour s’assurer que les résultats sont de hauteur a la rigueur scientifique. En science, les découvertes scientifiques les plus robustes se font dans l’intimité d’un journal de peer-reviewde haut vol tel que “Science” ou “Nature” et présente dans de grandes conférences scientifiques en tant que “keynote speakers”. J’ai l’habitude de comparer le monde de la recherche scientifique avec le monde de la musique métal. On a nos propres “Rockstar”, on a notre propre “Hellfest”, on a le même défi de vivre de notre travail par un système de mécénat (les demandes de financement de recherche restent assez proche de soumission d’une maquette d’album a un producteur de musique). Pour réussir dans le métier, il faut exceller dans la qualité du travail et dans l’innovation scientifique. Mais elle se fait généralement discrète, présenté rarement dans les médias conventionnels. Les scientifiques aiment rester des personnes discrète, détaché du « spotlight » des plateaux télés. C’est un peu comme le slogan d’une marque de frite surgelés, ceux qui paradent le moins dans les écrans télés en font le plus de découvertes scientifiques. Malheureusement, les scientifiques ont négligé d’adresser le public de leurs découvertes, laissant la porte ouverte à la « Fake Science » qui compense son incapacité scientifique par une esbroufe devant les plateaux télé et radio.
En science on a une deux issues possibles à une hypothèse : ou bien elle est validée par les résultats expérimentaux (reproduits par d’autres laboratoires et vérifies par des résultats convergents obtenues par d’autres approches) ou bien elle n’est pas. Quand la masse et la qualité des résultats et d’études atteint un niveau critique et que la réfutation de ces données devient difficile, on atteint un consensus. Un consensus n’est pas inscrit dans la pierre et s’adaptera en fonction de nouvelles informations et découvertes.
L’article en question publie par le collectif “No Fake Science” dans le quotidien « La Tribune » (https://www.lopinion.fr/edition/politique/science-ne-saurait-avoir-parti-pris-l-appel-250-scientifiques-aux-192812) et signée par plus de 250 signataires (médecins, scientifiques, pharmaciens, ingénieurs….) met en alerte sur la progression rampante de la « Fake Science » dans la sphère publique.
A titre personnel, l’utilisation du terme « Fake Science » est maladroit. Le mot « Fake » est utilisé en anglais Nord-Américain pour désigner un faux, une pâle copie, une escroquerie, une tromperie. Ce terme a une importance légale, car on peut avoir une étude complètement bâclée (par exemple, l’étude rétractée faite sur des rats nourris au maïs OGM. Cependant, le laboratoire a gagné un procès en diffamation car l’accusation a été faite que les résultats présentes dans l’étude rétracté étaient « Fake ». En réalité, les résultats aussi mauvais et bâclés (ayant de ce fait aucune valeur scientifique) étaient bien existants, avec une preuve physique de leurs existence (cahier de laboratoires sous forme physique ou électronique).
A moins qu’il y ait démonstration qu’une étude a été montée de toute poil, je préfère l’utilisation de « Junk Science » (science poubelle) quand je m’adresse au sujet de l’antiscience.

L’antiscience est la face oppose de la méthode scientifique. Que l’on parle des anti-vaccins, des médecines alternatives (homéopathie, acupuncture, reiki, cristaux…), des créationnistes, des négationnistes du changement climatique anthropocène, des anti-nucléaires ou des anti-OGMs, on retrouve souvent le même fil rouge qui font que leur approche est biaisée et leurs évidences de faible qualité scientifique (en particulier, un fil rouge que je vois quasiment tout le temps dans n’importe quel étude anti-vaccin) :

  1. On part sur une conclusion prédéfinie, et l’on réalise les expériences qui confirment le résultat.
  2. Généralement, les résultats obtenus s’alignent rarement avec la conclusion initiale donc on va éliminer l’utilisation de groupe contrôles, on va exagérer les doses administrer en utilisant des quantités faramineuses, ou bien un compose qui n’est communément utilise ou bien une approche exotique utilisant uniquement une seule technique.
  3. Si on n’obtient toujours pas le résultat voulu, on a sélectionné le résultat qui s’aligne à note conclusion et ignorer les autres communément appelé « cherry picking » (« cueillette des cerises ») ou bien couper les coins de la rigueur statistique par l’utilisation du « p-hacking » pour trouver une signifiance statistique là où il n’a point.
  4. Publier le tout dans un journal de basse qualité (car aucun journal de qualité accepte un torchon sans passer par un « peer-review » rigoureux), au pire un journal « Open-Access » a comportement prédateur (dans lequel le journal acceptera de publier n’importe quel torchon moyennant la somme coquette de $2000-3000 en frais de publications).
  5. Présenter ce torchon comme la preuve ultime d’une contre-étude fiable questionnant le consensus dans les « echo-chambers » sur les réseaux sociaux et par certains journalistes à l’éthique journalistique discutable sinon malhonnête. Jouer les cartes du martyr et du « whistleblower » (lanceur d’alerte) sur les plateaux télés, dénonçant une cabale et une censure qui a pour but de cacher la « vérité® » au public. Le but est de semer le doute dans l’esprit du public.
  6. Accuser les détracteurs et critiques comme « shills » (agent paye par un groupe d’intérêt), tout en cachant les conflits d’intérêts financier dont vous êtes vous-même coupables (par exemple, plusieurs scientifiques anti-vaccins siègent dans le directoire de fondations ayant un agenda anti-vaccins et bénéficie d’une manne financière de ces mêmes organisations à travers le financement de leurs propres recherches).

Une antiscience a aucune chance de soutenir ses thèses erronées devant ses pairs lors d’un congres scientifique international. Leur seule chance pour disséminer leur « Junk science » se fait par le biais de la « fausse-équivalence » et de trouver un journaliste assez naïf (comme est le cas avec cet article de Mr. Senecat) pour se dire qu’il y a deux camps dans chaque débat, y compris scientifique et que chaque camp a le droit à la parole sans peser le poids des « facts » de chaque camp. Ce que fait notre auteur avec ce paragraphe d’introduction :

« Le débat public autour de ces thèmes ne saurait être considéré comme “scientifiquement clos”, reconnaissent les auteurs. Pour autant, les points précis retenus en exemple sont consensuels parmi les spécialistes et doivent être présentés comme tels », assurent-ils. A y regarder de plus près, ces six « consensus scientifiques » n’en sont pourtant pas tous. Revue de détail.»

3. Les vaccins :

Dans sa globalité, la section est correcte de manière scientifique :

« Il est donc tout à fait juste de parler de consensus scientifique sur ce point. On peut cependant noter qu’un tel consensus n’éteint pas automatiquement tout questionnement sur la politique de vaccination. Ce n’était certes pas le propos de la tribune de No Fake Science, mais des questions demeurent ouvertes sur l’âge auquel vacciner, le nombre d’injections à pratiquer, la composition des produits utilisés. ».

L’auteur questionne, a juste titre la politique de vaccination. Mais l’auteur oublie de préciser que la politique de vaccination, bien que se basant sur la même littérature scientifique, reste à la discrétion de chaque gouvernement base sur son propre corpus scientifique et de la géographie. C’est un point récurrent que je vois utilise de manière sotte par les anti-vaccins anglophones qui considère que la politique vaccinale du CDC (Center of Diseases Control, organisme fédéral de sante publique) est en place non seulement aux États-Unis, mais aussi au Canada, au Royaume-Uni, en Australie ou en Nouvelle-Zélande !

Premier carton jaune a l’auteur pour le zeste de doute sur les vaccins, en pleine explosion d’épidémie de rougeole (les États-Unis ont déjà dépassé le record de cas de rougeole cette année compare à la plus grande crise d’épidémie depuis son éradication du territoire depuis 2000 (précédent l’effet vague de l’étude Wakefield).

4. L’homéopathie :

L’homéopathie, ou ce que j’appelle la poudre de perlimpinpin qui se base sur un principe développé par Samuel Hahnemann il y a 200 ans.

Ses deux principes violent les lois de la biologie et de la chimie :
* Que l’on puisse soigner “un mal par un mal” sans aucune évidence de causalité (par quelle mécanismes biologique un extrait de foie/cœur de canard ait capable de soigner un état grippal ? Aucune réponse).
* Comment expliquer que les produits homéopathiques puissent expliquer une activité pharmacologique malgré une dilution ridicule qu’il est statistiquement impossible de détecter une molécule de substance active dans une préparation diluée pour usage thérapeutique ?
* Comment expliquer “la mémoire de l’eau”, un argument souvent utilise par les homéopathes pour réfuter argument #2 ? Ça va faire plus de 200 ans que Lavoisier a établi les bases de la chimie modern et 400 ans que Paracelse a défini les bases de la pharmacologie. 200 ans et toujours aucune évidence des principes de Hahnemann démontré par la science moderne.
Le problème est que bien que ce sont des préparations homéopathiques, une etape-cle reste la préparation de concentre communément appelée “teinture mère” (Tinctura mater). Cette préparation (souvent hydro-alcoolique) reste un concentre de composes extrait de plantes avec une activité pharmacologique documentée. Une erreur de dosage peut avoir un risque important de surdosage qui peut être mortelle. Ce fut le cas avec un extrait d’Atropa belladonnautilise comme remède “Hyland teething tablets” antidouleurs pour les éruptions dentaires chez le nourrisson et le petit enfant. Le principe actif est l’atropine, un puissant antagoniste des récepteurs muscarinique de l’acétylcholine. A fortes doses, ce compose peut entrainer la mort du patient. Ce produit a été reitre par le FDA (https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-warns-against-use-homeopathic-teething-tablets-and-gels) après le rapport de cas fatal (on estime 10 décès lies a l’utilisation du produit. Pour rappel, tout supplément sur le marché US n’est pas régulé par le FDA, le FDA enquête qu’après cas d’effets secondaires sérieux ou fatal reporte par les médecins traitants).

« Là aussi, cependant, le fait qu’un consensus scientifique existe ne veut pas dire qu’une seule politique publique est possible. »

Si l’on réalise une expérience 100 fois pour valider une hypothèse et que l’on 100% un taux d’échec pour cette hypothèse, il est fort probable que cette hypothèse est invalide et se doit d’être abandonne. Les antis sont généralement têtus et pense que la 101eme expérience confirmera ce que 100 expériences ont échoué à vérifier. Avec l’homéopathie se posent deux problèmes, éthique et financier :
* Est-il éthique pour un médecin de prescrire un remède inerte juste pour satisfaire un effet placebo chez le patient sachant que le remède inerte a une probabilité quasi-nulle de traiter la condition du patient ?
* Dans un climat ou les dépenses de sante augmentent, est-il raisonnable to dévier des fonds dans une intervention thérapeutique qui a pratiquement zéro effet thérapeutique pour un produit qui est couteux ? On crie beaucoup à la chasse au gaspillage, le déremboursement des produits homéopathiques est un moyen de recentrer les dépenses vers des approches supporte par les faits scientifiques.
Un deuxième carton jaune pour l’auteur et l’on peut sentir le refrain “Je ne suis pas anti-X, mais…”, une autre tactique que je vois utilise par les trolls anti-vaccins quand je les débats sur les réseaux sociaux.

5. Le réchauffement climatique :

Là, je suis en alignement avec l’auteur. Le changement climatique est réel, que le réchauffement climatique est anthropogène (due par l’activité humaine) qui a contribué l’augmentation du CO2dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre connue depuis au moins 100 ans. Les modèles mathématiques développés il y a 20-30 ans se sont révélés assez proches des valeurs expérimentales mesures sur le terrain. Que cela plaise ou non au gouvernement US, on a un effet sérieux dont on sent les premiers signes alarmant. En tant que climatologue et communicateur scientifique, je recommande de suivre les travaux de Michael Mann (https://www.michaelmann.net) et Katharine Hayhoe (http://katharinehayhoe.com/wp2016/) qui sont tous deux climatologues et excellent communicateur scientifique.

6. Le glyphosate :

Le glyphosate. Un sujet très a cœur des Français jusqu’en dans les plus hautes sphères, associe avec Monsanto comme un croquemitaine. Mais là encore beaucoup d’erreurs de jugements, de stéréotypes et d’exagération des faits que l’auteur, bien que habitue au « factchecking » selon ses dires, se laisse badigeonner dans la saumure.
« Inclure le glyphosate dans une liste de sujets qui font l’objet d’un consensus scientifique est discutable. Cet herbicide massivement utilisé dans le monde est, en réalité, au cœur d’une controverse scientifique, où chaque mot a son importance. »
Pour être honnête, la controverse n’existe que dans la tête des des politiciens, des « écologistes-bobos » et d’autres adeptes des délires conspirationnistes que même certains scientifique critique du glyphosate appellent à mettre de cote (donc je ne citerai point que selon Stefanie Seneff, informaticienne du MIT, que le glyphosate serait selon elle responsable des causes du spectre d’autisme chez les enfants, ou bien que le glyphosate change notre microbiome intestinal car une étude publie dans PNAS montre que le microbiome intestinal est fortement changée par la présence de glyphosate à haute dose) (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29226121).

« Ici, les auteurs de la tribune mentionnent les « différentes instances chargées d’évaluer le risque ». Et il est vrai que celles-ci jugent « limités » les risques du glyphosate pour la santé humaine. Le problème, c’est que ces agences sanitaires ne sont pas les seules à explorer le sujet. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a ainsi classé le glyphosate comme « cancérogène probable » en 2015. Cette décision n’a pas de valeur réglementaire, mais elle est le fruit d’un travail scientifique. Plusieurs études sérieuses ont également pointé de possibles risques pour les agriculteurs qui utilisent des produits à base de glyphosate. »

Disséquons les points ici et commençons par la classification du CIRC du glyphosate 2A. Ce que Senecat a oublié de manière involontaire ou non est de pointer du doigt l’écran de fumée opaque délivré par Chris Portier (président du CIRC) dont ses relations étroites avec les firmes d’avocat qui ont pignon sur rue pour entrainer des poursuites pénales, résumé par Risk-Monger dans son enquête « Portier Papers » https://risk-monger.com/2017/10/13/greed-lies-and-glyphosate-the-portier-papers/

Cette suspicion d’intégrité a été confirme par une investigation journalistique par Kate Kelland de Reuters (ce n’est pas Buzzfeed, hein. On tape quand même dans du très haut de gamme quand on considère la qualité de l’information). Dans cet article, la journaliste a montré que certaines personnes ayant accès au brouillon final du monographie du CIRC a modifié de tel sorte pour faire passer le glyphosate d’être plus cancérigène que les études ont conclu. https://www.reuters.com/investigates/special-report/who-iarc-glyphosate/

Étonnant que notre « factchecking » ait ignore ces articles compromettants dans son analyse, j’assume que c’est un oubli involontaire de notre auteur. Si je peux souligner ce fait a l’auteur, ceci considère ce que l’on appelle un « conflit d’intérêts ». On a une technique assez rode que d’autres scientifiques à une intégrité scientifique douteuse comme Andrew Wakefield on utilise : une firme d’avocats cherche un moyen d’argent facile, trouve un scientifique comme « mercenaire » pour publier une étude qui compromet un produit chimique ou une procédure médicale populaire. Ce scientifique publie une étude suggérant un lien entre une maladie et le produit chimique en question. Avec une telle étude en poche, les firmes d’avocats sont prêtes pour envoyer des procédures de poursuites pénales et en même décrocher un sacre pactole.
Aussi étonnant est le silence de plomb de la position isole du CIRC dans sa décision de classifier le glyphosate en tant que « cancérigène probable »  seule contre plus de 17 organismes de sécurité sanitaire nationales, résumé dans une illustration infographique par « Toughtscapism » (une scientifique environnementale, qui blogue comme moi durant son temps libre) ici (https://thoughtscapism.com/gmos/#jp-carousel-41330).
Je suis curieux de savoir quelles sont ces études qui ont donné l’idée de Portier de classifier le glyphosate en catégorie 2A (pour comparaison, l’alcool est classifie 1, bon à se souvenir lors de la prochaine étude trouvant des traces de glyphosate dans le vin, la bière ou le schnaps).
« Ces éléments font que bon nombre de spécialistes se montrent beaucoup moins catégoriques que les auteurs de la tribune No Fake Science. « C’est un sujet difficile avec pas mal d’incertitudes et il est nécessaire d’approfondir nos connaissances »expliquait ainsi récemment au Monde Robert Barouki, médecin, toxicologue et directeur de recherche à l’Inserm. »
Je salue le langages mesure du Dr. Barouki, co-auteur d’une publication majeure qui démontre l’absence d’effets biologique longue durée du maïs OGM chez les rats (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=barouki+R+glyphosate). Malheureusement, il semble que ce soit la seule étude auquel il approcha d’une manière indirecte la toxicologie du glyphosate et j’aurais préfère que d’autres chercheurs dont la toxicologie du glyphosate est le pain quotidien (avec une expertise adéquate base sur leur publications) soit également intéressé.

Mr. Senecat questionne la position du collectif par rapport au glyphosate : « Outre la santé des personnes, l’usage massif du glyphosate dans le monde pose également des problèmes environnementaux, qui sont documentés par des études scientifiques. Si bien que, en résumant, le glyphosate à un simple « improbable » risque cancérogène pour l’homme, le collectif No Fake Science semble s’écarter de sa propre recommandation de ne pas « choisir ce qui nous convient et laisser en rayon ce qui contredit nos opinions ».

Le problème du glyphosate est le même que n’importe quel pesticide (qui sont utilisé aussi bien dans l’agriculture classique et Bio, à bon entendeur), celle de déterminer les bénéfices/risques sur le rendement et sur la santé humaine et environnementale. Il faut en particulier comparer aux précédentes générations de pesticides. Depuis 30 ans, le glyphosate a été adopte par son profil faible de toxicité aiguë (de l’ordre de 500mg/kg et plus, on parle plutôt d’une DL50 autour de 5’000-10’000mg/kg), de faible usage (une canette de concentre est suffisante pour l’épandage d’un terrain de football américain. On est très loin de cette fausse idée que les champs sont trempes de glyphosate). Le problème d’écotoxicité bien que moindre compare aux anciennes générations, reste quand même assez longtemps (demi-vie estime de quelques jours à 90 jours, source : http://npic.orst.edu/factsheets/archive/glyphotech.html#ecotox).

Il y a également un risqué de résistance qui s’applique à n’importe quel pesticide et reste qu’une solution temporaire jusqu’à le développent d’une nouvelle génération de pesticides plus efficace et plus sure. Comme chaque chose dans la vie, le 100% efficace ou le 0% risque n’existe pas car c’est un paramètre impossible à achever dans la réalité. Donc quelle alternative on nous laisse ? Trouver des pesticides moins toxiques et plus efficaces dans le futur, mais en même temps le glyphosate reste un pesticide malgré son âge qui a le meilleur ratio bénéfices/risques de l’arsenal contemporain.

Troisième carton jaune pour Mr. Senecat, donc j’appelle cela une expulsion de terrains pour trois fautes journalistiques sérieuses. Si de telles fautes aurait été faite par un journaliste de « l’Écho des Savanes », j’aurais laisse passe. Mais de la part d’un journaliste qui se glousse d’être dans le « factchecking », cela est inacceptable.

7. Les OGMs :

Deuxième hystérie collective de la population Française de base, et un « cash-flow » profitable pour n’importe quel marchand de peur. Je m’y connais, moi aussi était jeune, con et anti-OGM. Les anti-OGM (et comme chaque antiscience) c’est comme une certaine marque de frites surgelé : « Ceux qui en connaissent le moins (biotechnologie) en parlent le plus », étude a l’appui (https://www.nature.com/articles/s41562-018-0520-3).

Pour marquer son scepticisme, l’auteur écrit « Le fait qu’un organisme soit génétiquement modifié (OGM) ne présente pas, en soi, de risque pour la santé. » Ici encore, la formulation retenue par les auteurs est contestable. La référence utilisée (un article de l’OMS sur les questions fréquentes sur les OGM) n’est, en effet, pas aussi catégorique. ».

Mais que dit l’OMS ? En fait pas grand-chose, et renvoie la patate chaude aux autorités nationales « En revanche, la plupart des autorités nationales estiment que les aliments génétiquement modifiés nécessitent des évaluations spécifiques. Des systèmes de circonstance ont été mis sur pied afin d’évaluer avec rigueur les organismes et les aliments génétiquement modifiés du point de vue de la santé humaine et de l’environnement. Les aliments traditionnels ne font généralement pas l’objet d’évaluations similaires. Il existe donc aujourd’hui une différence importante dans le processus d’évaluation qui précède la commercialisation de ces deux groupes d’aliments. »

Cette phrase explique bien le problème qu’on rencontre la science quand il vient aux décisions politique. La science n’a que faire de la politique, malheureusement la politique a souvent un problème avec la science, surtout quand celle-ci déraille des slogans politiques, surtout dans certaines populations électorales. Vaccins, avortement, changement climatique, mesures de sante publique, contraception, orientation sexuelle et identité sexuelle…on a souvent un antagonisme émanant de la classe politique refusant d’écouter ce que la science a de dire.

Malheureusement, par la nature même des autorités de sante, il peut être difficile de recommander une initiative impopulaire en disant que les OGMs sont aucun risque car Madame Michu donne plus de crédit a d‘anciens 68-ards devenu eux-mêmes un membre de la “nomenklatura” qu’a un panel d’experts de l’INRA quand a la question des OGMs. Les OGMs sont devenu un sujet tellement tabou qu’il a fallu la mobilisation de 107 Prix Nobel dénonçant la politique calamiteuse de Greenpeace par rapport aux OGMs (https://www.washingtonpost.com/news/speaking-of-science/wp/2016/06/29/more-than-100-nobel-laureates-take-on-greenpeace-over-gmo-stance/?utm_term=.c154b3d3f8b9).
Nous avons (en temps qu’Homo sapiens sapiens) modifie génétiquement toute notre agriculture et notre élevage depuis le Néolithique. Nous avons joué “au sorcier” maintes fois utilisant les lois de la génétique de manière aléatoire en croisant des variétés et sélectionnes des mutants ayant des traits d’intérêts que ce soit esthétique, nutritionnelle ou de rendement. On a joué ainsi plus de 9800 ans a “l’apprenti-sorcier à l’aveugle” jusqu’au expériences des petits pois de Gregor Mendel dans son cloitre.
Les OGMs reste jusqu’à présent une technique qui a montré son efficacité et sa sécurité quand on parle de temps, d’argent et de traits recherche. N’est-il pas hypocrite que l’on interdise une méthode qui permet d’éditer un génome de manière chirurgical (OGMs y compris CRISPR/Cas9) dans l’industrie Agricole, mais en même temps laisse le champ libre à la formations d’OGMs de manière complètement aléatoire (mutagenèse force) car considère de manière “naturelle” (http://www.info-nbt.fr/la-mutagenese-une-nbt-deja-ancienne.html)? Ou bien pourquoi les autorités sont si frileuses à certain types d’OGMs (agriculture) mais en même accepte sans ronchonner d’autres OGMs (produits pharmaceutique obtenue par génie génétique).
L’hypocrisie est encore pire lors ce que l’on interdit la culture de plantes transgéniques mais on autorise allègrement leurs importations (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5592980/). Là est le manquement de l’auteur qui gratte que de manière superficielle ignorant ces détails et se contente que de trouver information qui confirme ses biais.

En es temps de changement climatiques, on a point le luxe d’attendre 50 ans pour trouver une variété résistante aux aléas climatiques ou à l’apparition de nouveaux pathogènes dans nos latitudes.

Oui les OGMs ont leurs problèmes, mais pas les problèmes imaginent et fantasmes par la population et maintenue par un journalisme malhonnête. On a l’issue de l’accès des ressources en biotechnologie pour les pays en voie de développent, afin qu’il puisse trouver une solution à leur problèmes spécifiques ; ou bien les financements servant à développer des brevets par des centre de recherche publique de protéger leurs inventions (eh oui, la propriété intellectuelle existe aussi pour les découvertes scientifiques et aide au financement de Nouvelles découvertes. L’histoire de la warfarine (un anticoagulant) développé par Dr. Paul Link at l’Universite de Wisconsin via le Wisconsin Alumni Research Foundation qui se finance grâce aux licences de brevet), mais également la mise en place d’un système de sécurité sanitaire pour s’assurer de l’innocuité de nouveaux produits OGMs.

Apparemment pour Senecat, vivre de ses brevets est le mal absolu:
« Au-delà des questions de santé évoquées par la tribune, les OGM posent néanmoins d’autres enjeux, notamment en termes de brevetabilité du vivant et de dépendance des agriculteurs aux sociétés qui en commercialisent les semences. Autant de réserves politiques qui ne relèvent pas forcément de l’obscurantisme ou de la mauvaise foi. ».

On accepte bien que le piratage d’œuvres artistiques (y compris films, séries TV et musiques) est une violation des droits d’auteurs, mais en temps on demande aux scientifiques de renoncer à une protection de leurs inventions. Le terme brevetabilité du vivant est souvent utilise comme argument de “straw man fallacy” (“fallacieux d’homme de paille”) pour discréditer le parti adverse par une exagérations des points argumentaires discute. On a un “straw man” aussi bien sur la “brevetabilité” (je me souviens de mes jeunes années ou l’on brandissait l’épouvantail Monsanto et ses grains OGMs avec le gène “Terminator”), que sur l’idée de voir les agriculteurs redevenus serfs sous le joug des multinationaux. Ce que Senecat n’a pas dû apprendre durant son passage sur Buzzfeed et sur les réseaux sociaux est ce que j’appelle les méthodes d’investigations.

Cette idée que Monsanto tient les fermiers comme je tiens mon chien par la laisse est le cas “Bowman vs. Monsanto” qui remonta jusqu’à la cour suprême des EU, donnant raison à Monsanto (https://www.npr.org/sections/thetwo-way/2013/05/13/183603368/supreme-court-rules-for-monsanto-in-case-against-farmer). Les agriculteurs sont libres d’acheter leurs semences ou leur plaisent et rarement gardent les semences pour l’année suivante. Les raisons sont multiples mais surtout pour s’assurer de la qualité des semences chaque année (surtout en termes de rendements). Le cas Bowman se base sur l’achat de graines de soja OGM “Roundup Ready” génétiquement modifie pour être résistant au glyphosate. Cela donne une certaine aisance a l’agriculteur avec un produit prêt a l’emploi, sans se soucier d’une perte de rendement ou le choix du pesticide. Comme chaque produit, on se doit de lire le CLUF (généralement on clique “OK” sans lire les clauses du contrat). Dans ce cas, l’agriculteur en question donna son accord écrit pour utiliser les semences pour les planter durant la saison et de ne pas les réutiliser l’année suivante”. Que l’on soit d’accord ou non avec cette clause reste à la discrétion du client. Mr. Bowman, en signant le contrat, accepta cette clause et accepta d’acheter le produit de Monsanto. Si Mr. Bowman n’était pas d’accord sur cette clause, rien ne l’empêchait d’acheter ses graines chez un autre pépiniériste. Le problème survenu quand Bowman décida de garder quelques graines de Soja “RR” pour un plantage hors-saison, violant les clauses du contrat. Monsanto eu vent de cette violation et entama une procédure juridique.
On est donc bien loin de cette image fantasme du pauvre fermier sous le joug de Monsanto que Senecat nous peints dans sa tribune. J’ai le droit d’acheter un CD, de le convertir en fichier audio AAC sur mon Mac pour écoute personnel. Mais je n’ai point droit de poster ces fichiers en téléchargement libre sur Internet. On a le même problème ici.

Quand on a des saccageurs fauchant des champs expérimentaux de cultures OGMs qui se passent pour des “héros et martyrs” dans les réseaux sociaux et sur le PAF, détruisant le fruit de plusieurs années de travaux de scientifiques de l’INRA tout en demandant les études complémentaires sur l’absence de risqué sanitaires, n’est-il pas indicatif de l’hypocrisie ambient à ce sujet ? Malheureusement, Senecat joue à l’apprenti-sorcier jetant de l’huile sur le feu en jouant sur la peur et l’appel au “naturel”.
Que différencie un faucheur d’un “sauvageon” incendiant une voiture lors de la veille du Nouvel An ? On a destruction et saccage de propriété d’autrui.

8. Le Nucléaire :
Le dernier parti du billet se focalise sur le nucléaire. A l’heure du changement climatique et de la série “Chernobyl” sur HBO, on a la discussion du nucléaire qui revient. Et à son habitude, l’auteur reste suspect des points aborde par la tribune des “No Fake Science”:
« Mais, de nouveau, la mise en exergue d’une seule affirmation, au détriment d’autres enjeux essentiels du sujet, peut donner l’impression que No Fake Science a fait son choix dans le « supermarché » de l’information scientifique. « Le point que nous voulions mettre en avant était la faible émission de CO2 de ce moyen de production électrique, pouvant participer à la lutte contre le réchauffement climatique. Le propos n’avait pas l’objectif d’aller au-delà », répond le collectif. ».
Le nucléaire en lui-même n’est pas la solution miracle à elle seule. Chaque source d’énergie a ses avantages et inconvénients. Les énergies fossiles ont dominé le 19eme jusqu’à maintenant au détriment du réchauffement climatique (gros producteurs de CO2), mais également de la pollution atmosphérique (dont les particules de gaz d’échappement des moteurs diesels ou bien des industries). Les énergies renouvelables sont une alternative intéressante, mais aussi ont leur limitation. Beaucoup de chemin reste à parcourir quant au rendement et a l’approvisionnement continue et stable en énergie. L’Allemagne qui a pourtant été le fer de lance “Gruene” (vert en allemand), n’a pu trouver une alternative aux centrales nucléaires pour une énergie propre (CO2) par la réouverture des centrales au charbon (http://www.leparisien.fr/societe/urgence-climatique-l-allemagne-doit-fermer-ses-centrales-a-charbon-28-07-2019-8124954.php).
L’urgence a court-terme reste à diminuer la production de CO2pour mitiger le réchauffement climatique. A ce point l’énergie nucléaire reste la méthode alternative accessible immédiatement. Oui il y a le problème des déchets mais on a des solutions. On a des méthodes pour recycler certains déchets et l’on a une expertise nationale à ce niveau. Le montant de déchets reste bien moindre que le montant de déchets et matériaux utilise pour la production de machines utiliser pour produire les énergies alternatives (solaire, éoliennes) tels représenté dans un diagramme par Toughtscapism (https://thoughtscapism.com/2017/11/04/nuclear-waste-ideas-vs-reality/).
L’autre alternative ? On retourne à l’Age de pierre pour couper net notre production de CO2avec zéro production de déchets et un licenciement sec pour Senecat : plus d’électricité, plus d’internet, plus de réseaux sociaux, plus de “buzz”, plus de “factchecking” et peut-être on réécoutera les sages paroles du vieux chef du village.

9. En conclusion :
Ma conclusion est la même et en phase avec ce que “Risk-Monger” appel le “poison du précaution” (https://risk-monger.com/2019/06/11/the-poison-of-precaution-iupac-keynote/). On vit dans une époque ou les réseaux sociaux ont une place prépondérante dans notre société. On vit à coup de “likes” sur Facebook, sur Instagram, sur Twitter. On a un changement de paysage ou soudainement on a donné une importance a des “motivateurs”, des “coach” ou bien “des experts” tout en regardant d’un mauvais œil les experts “classiques” comme dépassé, ou bien à la solde de groups d’intérêts dans nos délires conspirationnistes.

On vit dans un monde où l’on questionne les experts qui ont un Bac+8 et une réputation scientifique par leurs pairs par la qualité de ses publications.
Revenons à mon ancien camarade de fac et discutons comment cette mentalité peut être délétère.

Imaginons que je vais chez mon ORL pour un maux de gorge. Mon ORL diagnostique ce mal de gorge en tant qu’infection par streptocoque et me prescrit des antibiotiques.
En attendant mon tour pour récupérer ma prescription, je navigue sur le groupe Facebook « Crunchy Mommies », parlant de ma visite chez le médecin.

Karen, agent de caisse le jour et vendeuse « ceinture noire » des huiles essentielles (HE) Pomme Déterre la nuit (m’assurant que son insistance à vendre ses 5mL d’HE coutant $50 pièces, m’assurant que ce n’est pas un « Ponzi scheme ») commente sur mon poste : « Ne prends pas ces antibiotiques, tu vas bousiller sa flore intestinale ! Prends donc un flacon d’HE d’origan pour ton angine ! Ton docteur ne connaît rien et il est sous la solde de Big Pharma ! ». Voilà comment Karen, caissière s’improvise ORL.

Cette histoire peut paraître rocambolesque mais est assez proche des histoires que je rencontre avec des mamans « On The Fence » (hésitante à vacciner). Les réseaux sociaux ont paradoxalement ouvert les portes à n’importe qui sur Internet de se parader comme « expert » sans démontrer aucune qualifications et diplômes. SI l’on veut diminuer l’effet des « Fake Sciences/Junk Sciences », il faut une alliance entre les experts scientifiques et des journalistes scientifiques qui ont un bagage intellectuel et idéalement une formation scientifique de base pour pouvoir décoder un article de « peer-review ».
Malheureusement, Adrien Senecat est le symptôme plutôt que la solution dans le combat des « Fake Sciences ». De gré ou de force, Senecat via ce billet d’opinion a démontré son inaptitude et d’immaturité de « factchecking » quand on parle de questions scientifiques. Senecat est comme l’un de ces journalistes d’une planche de « Tintin au Pays des Soviets », auquel un commissaire Soviet montre avec opulence sous les yeux ébahis de journalistes occidentaux son « Village Potemkine ». Senecat est tel un étudiant qui pense plus connaître que le professeur. Ce symptôme a un nom, on l’appelle « l’effet Dunning-Kruger » et Senecat nous a démontré par cet article être plein dedans.

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